Conseil général

Rions un peu

 

Savez-vous que «même si nous sommes isolés, la pensée et l’esprit peuvent aller loin avec la créativité de l’amour». La preuve en est que pour le dimanche des Rameaux, Sœurs Maria Andrée et Monique Couture ont fait valoir leur esprit de créativité en s’improvisant comme « journalistes » afin de filmer la célébration à la demande de Ferdinand, le jeune prêtre camerounais.

Mais devineriez-vous comment elles s’y sont prises ? Regardez donc la photo du « système » imaginé par nos « spécialistes » !

Voici la fiche technique :

Matériel

– 1 Tablette ou Smartphone
1 raclette à eau
– 1pot à fleurs
– 1 vase
– Des gravillons Montage

– Fixez la tablette ou le smartphone à l’extrémité de la raclette
– Remplissez de jolis gravillons un pot à fleurs
– Enfoncez un vase effilé au milieu des gravillons.
– Introduisez le manche à balai dans le vase

Il ne reste plus qu’à filmer, tout en déplaçant parfois le manche à balai avec beaucoup de précautions. Ce qui fut très bien fait.

Autant vous dire que les quelques essais de la veille ont provoqué des éclats de rire généraux qui ont rassemblé toute la Communauté. Et le nouvel appareil fut breveté à la majorité absolue !!!… et utilisé pour les offices du triduum !
Ce fut un bel exploit !!! Peut-être qu’un jour, vous pourrez visionner ce reportage « Semaine Sainte à Montgeron ! » Avril 2020.

Une semaine de relâche

Dès le début du confinement, nous avons essayé d’optimiser notre efficacité lors de nos réunions de conseil. Vous comprenez qu’un temps de pause était nécessaire pour refaire les énergies et changer les idées. C’était donc une bonne opportunité pour commencer le jardinage. C’est à cœur joie que nous avons planté des pommes de terre, des carottes, oignons, ail…

Economat

C’est dans la joie que nous avons accueilli Sœur Claudia Ngema le vendredi 24 avril après 2 mois à Missions – Langues. Elle a commencé à travailler avec Sœur Josette Cernois.

Formation continue

Dans les échos du mois de janvier, je vous informais que Sœurs Philile Charity et Sr Noncedo Teressia Ndala, 2 professes à vœux temporaires de RSA étaient envoyées au Lesotho pour vivre une expérience dans cette étape de leur formation initiale. Pour toutes les deux, en plus d’une expérience communautaire dans un groupe plus élargi, ce sera l’occasion de faire l’expérience du caractère international de la Congrégation et d’intégrer les œuvres sociales ou éducatives de la province correspondant à notre Charisme : orphelinat, crèche, infirmerie…

Soeur Philile Charity

Soeur Philile est dans sa quatrième année de vœux. Elle se dit très contente de cette expérience, en dehors de son pays. Elle vit pour la première fois une expérience communautaire avec des Sœurs aînées. Elle admire la profondeur de la vie religieuse de ces femmes, engagées depuis longtemps dans la Congrégation. Par leurs témoignages de vie, elle trouve des lumières pour fortifier sa vie religieuse personnelle. Elle aime d’ailleurs beaucoup s’occuper de ces Sœurs aînées. Sur le plan apostolique, Sr Philile a été appelée à « enseigner » à des enfants de niveau maternelle. La langue a été un défi et pour elle et pour les enfants. Ces derniers parlant le sésotho ne pouvaient pas la comprendre puisqu’elle s’adressait à eux en anglais. Son humour et à son esprit de créativité, ont permis de mieux communiquer avec les enfants.

Sœur Teressia Ndala

Sœur Teressia dans sa septième année de vœux, est surtout marquée par ce que le Covid-19 lui fait vivre, en dehors de son pays. Elle apprécie la vie de prière, plus nourrie : plus de temps disponible, pas de précipitation dans les occupations… Le fait de ne pouvoir vivre les célébrations de la Semaine Saint en paroisse, l’a beaucoup fait souffrir. Sachant que le Covid-19 touchait le monde entier, cela l’aide à élargir son regard et à voir qu’aux yeux de Dieu, tous les humains sont un même peuple. C’est de cette manière qu’elle affirme, dans la foi, être en contact avec les personnes qui souffrent de ce virus. C’est sa manière de répondre à l’appel du Seigneur. Cela l’invite aussi à se tenir prête à quitter ce monde à tout moment. Le fait de ne pouvoir se déplacer facilement pour acheter de la nourriture ou pour aller chercher de l’eau, cela la fait réfléchir par rapport au vœu de pauvreté. Elle a mieux pris conscience qu’il fallait utiliser à bon escient ce qui est vital, y compris l’électricité. Ce qui l’affecte également beaucoup, c’est le fait de ne pouvoir communiquer facilement ni avec ses Sœurs de la RSA, ni avec sa famille en ce temps de confinement.

Formation pour l’accompagnement

Suite au discernement avec les 2 Conseils provinciaux du Lesotho et de la République de l’Afrique du Sud, le précédent Conseil Général a pris la décision de la formation initiale commune pour les 2 provinces. C’est ainsi que depuis début janvier, Sœurs Ernestina (1)et Anna (2) du Lesotho et Nomsa (3) de la République de l’Afrique du Sud ont été envoyées en Zambie en vue de la formation et de l’accompagnement des jeunes.

A cause de la pandémie, l es cours ont été interrompus et le centre fermé. Les sœurs ont été réparties dans différentes communautés de la région. Elles ont repris les cours depuis le mardi 05 Mai.

Ce que chacune dit de cette expérience de formation

Sœur Nomsa Afrique du Sud

« Les religieuses de l’étranger ont été invitées à arriver plus tôt parce que l’administration voulait que nous demandions un permis d’études.

La formation a commencé par une retraite dirigée de cinq jours suivie de la messe d’ouverture proprement dite. En ce qui concerne les cours, nous avons un thème par semaine. Les sujets abordés ont tous un sens. De janvier à mars, nous avons eu les cours sur la formation psycho-spirituelle, la dynamique de la vie communautaire, l’accompagnement spirituel, les documents de l’Eglise Catholique… Nous vivons la vie communautaire dans une perspective interculturelle. En effet, nous venons de pays différents : Zambie, Malawi, Zimbabwe, Lesotho, Afrique du Sud). L’expérience est dynamique car tous les pays prennent des initiatives au niveau communautaire ».

Sœur Ernestina

En plus des cours qui sont disposés et de l’aspect interculturel déjà cités par Sœur Nomsa, Sœur Ernestina ajoute que : « chaque vendredi, nous avons un temps d’intégration par groupe de 2. Nous avons passé notre période de vacances de 3 semaines dans une autre Congrégation. Je ne me sentais pas à l’aise. Ce fut pénible pour moi. En plus, la Congrégation se situe loin de Kalundu fermé pendant ce temps là et le réseau rendait la communication difficile. »

Sœur Anna

« Ce que je peux vous dire sur la formation, c’est que c’est un processus qui doit commencer avec le formateur pour être conforme à l’attitude du Christ, c’est-à-dire aimer comme Jésus a aimé, rêver comme Jésus a rêvé, penser comme Jésus a pensé, vivre comme Jésus a vécu, sentir comme Jésus a senti, sourire comme Jésus a souri. Jésus était doux et humble. C’est un programme qui englobe toute la vie, c’est un long voyage dans la vie. C’est pourquoi la formation doit être étroitement liée à la volonté de chacune de se laisser former chaque jour de sa vie. Sur la vie communautaire dans un aspect interculturel, j’ai appris beaucoup de choses que je peux prendre pour ma vie. Car nous faisons la plupart des choses ensemble, comme prier, manger, se divertir, célébrer et bien d’autres choses encore. En dehors de cela, je suis également confrontée à des défis tels que les différents types de plats, les langues qui m’empêchent de participer pleinement, les malentendus et ainsi de suite ».

Formation professionnelle

A la demande de l’évêque, des autorités de la ville de Diego et de la provinciale, Sœur Hortense a accepté de travailler auprès d’une centaine d’adolescents de 12 ans à 24 ans, drogués pour la majorité. Ces jeunes organisés en bandes semaient la terreur dans la ville, provoquaient de l’insécurité à cause des agissements tels que les viols, les tueries, vols… Sœur Hortense avait pour objectifs d’aider ces délinquants à se prendre en main, à les rendre plus humains et les accompagner dans des projets d’insertion dans leurs milieux respectifs. C’est avec joie qu’elle reconnaît des changements dans leurs comportements. Cependant, face aux exigences de la tâche, elle a vu la nécessité de suivre une formation. Face aux exigences de la tâche, elle a vu la nécessité de suivre une formation pour mieux répondre aux défis d’une jeunesse en grandes difficultés.

Depuis donc septembre 2019, Hortense est en formation pour 3 ans à l’Institut de Formation Humaine Intégrale à Montréal au Canada. Déjà en cette première année, elle se dit capable de porter un nouveau regard sur elle- même et sur les autres, d’accueillir la réalité. Avec un travail sur elle-même, elle acquiert plus de souplesse et progressivement une autonomie corporelle et psychique. Elle se sent confortée dans sa vie religieuse. Elle reconnaît que cette formation lui donnera des outils pour accomplir la mission qui lui sera confiée dans l’esprit du Charisme des Filles de la Charité du Sacré Cœur de Jésus.

Sœur Angeline CHABI, Province de l’Afrique de l’Ouest, étudiante à Lille France

Inscrite en thèse de doctorat, option littérature francophone, depuis novembre 2017, elle en est à la troisième année. Une année toute particulière, évidemment, littéralement rognée compte tenu de la crise sanitaire. Elle a réussi tout de même à terminer la rédaction proprement dite de sa thèse, il ne lui reste que la validation d’un module de formation théorique. Celui-ci concerne la publication d’articles scientifiques. La soutenance, initialement prévue pour fin juin, reste hypothétique. Elle attend la décision de l’Ecole Doctorale et compte sur la providence divine.

S. Maria Andrée HUVEE

 

Lydie Artaud et Yvette Nutsugan

au Centre Communautaire Quatre Saisons (Canada)

Bonjour chères sœurs

En janvier, février, alors que nous entendions parler de la Chine et de l’Italie, nous étions loin de penser que le Covid 19, envahirait aussi nos pays. La réalité est là, nous sommes en face d’une pandémie et aucun pays n’est épargné.

Au Canada et dans la province de Québec, le confinement n’est pas aussi strict qu’en France : ici, les personnes peuvent circuler et faire les courses sans autorisation, et peuvent aller au travail ; mais il y a une baisse dans toutes les activités et des mesures sanitaires strictes sont prises. Le nombre des malades du coronavirus est beaucoup moins important qu’en France. D’ailleurs, le Canada a su tirer leçon de la triste expérience de l’Europe pour prendre assez rapidement des mesures de sécurité contre la pandémie ; les frontières ont été fermées presque en même temps que celles de la France ; idem pour la fermeture des écoles, facultés…

Les réunions publiques ne sont plus autorisées dès le 15 mars ainsi que les messes.

Enfin, nous venons vous donner de nos nouvelles.

C’est ce même week-end là, que, selon la programmation faite avec la maison provinciale, notre communauté d’accueil, nous devions rejoindre les sœurs à Sherbrooke pour une bouffée d’oxygène en communauté FCSCJ (et fêter l’anniversaire de sr Yvette !!!). Mais par mesure de sécurité, et étant donné que toute visite, surtout aux personnes âgées est interdite, ledit programme a été tout simplement annulé. Et depuis, avec tous les autres résidents, nous sommes confinés au CIQS.

Le 16 mars la directrice nous a informés que si nous sortions du centre, pour nos besoins personnels, par respect pour les autres, nous n’avons plus le droit de revenir au Centre ; la charité et la sécurité sanitaire obligent.

Actuellement, une dizaine de frères et sœurs ont choisi de partir pour vivre dans leur communauté ; et ceux qui devraient arriver suivre la formation, ne viendront plus. De 50 résidents, nous ne sommes plus que 39.

Pour alléger les choses et nous garantir un bien-être et une sécurité sanitaire la direction a dû réorganiser la vie au Centre. C’est sûrement mieux, car afin d’éliminer le risque de contamination par les personnes de l’extérieur, le nombre d’ employés a été très fortement réduit. Ceux qui sont retenus, sont obligés de vivre au centre avec nous. Les services (ménages, aide pour la cuisine, vaisselle, désinfection des lieux communs…) sont assurés par les résidents. Cela se passe très bien et dans une bonne ambiance. Chacun fait attention pour appliquer les mesures barrières. Les cas de rhume sont confinés automatiquement dans leur chambre jusqu’à guérison complète. Pour la distanciation, nous mangeons dans 2 locaux bien spacieux.

Presque tous les cours et les accompagnements se font par Skype. Nous avons la chance d’avoir un grand parc (3 kilomètres de chemin) et la neige est presque toute fondue, ceci nous permet de respirer l’air pur tout en nous détendant en marchant dans la forêt. Le printemps pointe le bout de son nez et les mésanges, les outardes, les merles rouges sont parmi nous sans oublier les écureuils, amis de Lydie. Nous avons toujours accès à la piscine (chauffée), à la salle de « gym » où nous attend la table de ping pong…

Mais le plus extraordinaire, c’est que nous avons la grande chance de vivre avec 4 prêtres, 3 résidents, et l’aumônier du centre qui est venu vivre avec nous. Nous avons donc la messe quotidiennement et nous pourrons vivre tous les offices de la passion. Oui, nous sommes très reconnaissantes pour cette bénédiction. Nous nous rendons bien compte du sacrifice que tant et tant de personnes doivent faire tous les jours pour survivre et donner chance à d’autres de vivre.

Sœur Françoise et Sœur Suzanne nous appellent souvent pour nous réconforter. Vivre la communion spirituellement est une réalité que nous vivons en cette période de manière plus forte. Nous n’oublions aucune de nos sœurs FCSCJ dans nos prières, ainsi que toutes les personnes qui nous sont proches par la vie et par le travail.

En ce qui concerne nos familles, pour l’instant tout va bien et nous remercions le Seigneur.

Merci pour les circulaires envoyées et les éditions spéciales ; cela nous permet de rester en contact avec toute la Congrégation.

Grande union de prière dans le Cœur de Jésus.

Sœur Yvette et Sœur Lydie